Dans Monadologie et sociologie, Gabriel Tarde propose une synthèse audacieuse entre philosophie et sociologie, inspirée de Leibniz. Il y développe une vision originale de la société comme un tissu de consciences individuelles (ou monades ) en interaction constante par imitation, invention et opposition. Rejetant les approches globalisantes et déterministes de Durkheim, Tarde pense le social par le bas : comme le produit des volontés, des désirs et des perceptions qui s'imitent et se différencient. Une ouvre visionnaire, fondatrice d'une sociologie dynamique, pluraliste et profondément moderne.